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Les traumatismes dentaires chez l’enfant

Quoi de plus attendrissant qu’un sourire d’enfant que tout parent apprécie de retrouver sur les photos souvenirs ? Le sourire détient une place importante mais il peut subir les affres de certains traumatismes. Il peut s’agir d’érosion de la surface dentaire, de fracture d’une ou plusieurs dents ou d’affections de la gencive et de ses soutiens situées généralement au niveau des incisives supérieures et plus particulièrement des incisives centrales.

L’usure précoce des dents : des scientifiques auraient découvert un lien entre l’érosion dentaire (irréversible) et la consommation de sodas, d’aliments et de boissons acides. Les érosions dentaires sont souvent de découverte fortuite au cours des examens périodiques. Elles ne sont pas prises en charge en urgence et requièrent le contrôle de l’hygiène alimentaire, la suppression des sodas et autres boissons acides.

La sub-luxation : la dent subit un traumatisme de faible intensité, sans être déplacée. Elle peut présenter des fêlures.

La luxation partielle : la dent est déplacée légèrement mais demeure dans l’alvéole. Elle est sensible et peut gêner la fermeture de la bouche.

L’expulsion totale :​​​​​​​
l’odonte est complètement sortie de son alvéole qui reste déshabitée.

La fracture :​​​​​​​ la dent perd une quantité plus ou moins importante de substance et devient sensible. Le trait de fracture peut passer par la pulpe ou intéresser la racine.

Les luxations peuvent s’accompagner de lésions sanglantes​​​​​​​ de la gencive et des lèvres.

Chez l’enfant de moins de 5 ans, la gravité est, en général, relative car, en principe, les dents affectées sont temporaires. En revanche, les traumatismes des dents défi nitives peuvent laisser des séquelles à vie.
La peur d’avoir de nouveau mal peut rendre l’examen difficile chez un tout petit. Il n’est pas recommandé de le contraindre. Après 7 ans, l’enfant coopère mieux et la prise en charge est réalisée de façon plus détendue. L’examen permet de rechercher des épisodes de perte de connaissance, les maux de tête et vomissements, le saignement du nez, des oreilles, des lèvres ou de la peau. On contrôle également l’ouverture de la bouche pour éliminer toute suspicion de fractures plus graves comme celle de l’articulation temporo mandibulaire. On scrute les plaies souillées pour éliminer l’atteinte de tissu sous-jascent et des débris éventuels. Des complications peuvent survenir longtemps après un traumatisme. Le certificat médical initial est à produire à l’assurance lors de la déclaration de sinistre même si le traumatisme a eu lieu à la maison ou au cours des vacances.

La plupart de ces gestes opératoires peut être réalisée au cabinet de ville.

La remise en place d’une dent définitive complètement sortie est possible en fonction du délai depuis la chute de la dent et des conditions de sa conservation. Il est conseillé de la garder dans du sérum physiologique et éviter de la gratter. Les dents déplacées ou mobiles peuvent être fixées par des systèmes de contention. Les expositions de la pulpe font l’objet de traitements conservateurs adéquats.

Pour les fractures simples et sans symptôme, il n’est pas recommandé de restaurer la dent dans l’urgence.

Les fractures de l’articulation temporo mandibulaire suite à impact direct au menton sont adressées aux urgences hospitalières. Les suspicions de fracture associées du temporal, du zygomatique … bénéficient de la même précaution.

Les expulsions complètes de dents lactéales ne donnent pas, en général, lieu à réimplantation en raison du risque d’atteinte des germes des dents définitives sousjacentes.

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