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L’escrime, un sport à la portée de tous

dans Ti Moun

Les exploits du Chevalier de Saint-George, de Laura FLESSEL alias “la guêpe”, ancienne ministre des sports ou encore du tout récent champion du monde Yannick BOREL viennent s’ajouter aux souvenirs de nos héros d’enfance à l’image des trois mousquetaires ou encore de Zorro. L’escrime est un sport olympique qui reste, malgré tout, encore à découvrir pour le grand public. Mettez vous en garde, à vos épées, lisez !

Un peu d’histoire

L’escrime, surnommée le sport des princes, existe depuis la création des premières épées (des grecques aux romains en passant par les croisés, les chevaliers et les samouraïs). Elles constituent les armes de l’époque. Les princes et chevaliers se doivent de posséder une technique affûtée. Pour ce faire, ils engagent des maîtres pour leur enseigner les plus grandes bottes de l’escrime.

L’art de l’épée tel que nous le connaissons actuellement, avec des lames fi nes, naît en Europe plus précisément en Italie, en Allemagne et en France au XVIe siècle. Cette épée, appelée rapière, est beaucoup plus noble et esthétique mais également moins lourde que celle des chevaliers. Au XIXe siècle, l’escrime devient un loisir pratiqué dans les universités allemandes avec les premiers matchs entre étudiants.

C’est en 1890 que l’on parle d’escrime sportive. Six ans plus tard, le fleuret, l’épée et le sabre font leur apparition aux Jeux Olympiques de Grèce. La fédération internationale d’escrime naît en 1913.

Pourquoi en faire ?


L’escrime se pratique dès l’âge de 5 ans par le “baby escrime” ou “éveil à l’escrime”. L’objectif est d’amener petit à petit l’enfant à la pratique concrète de l’activité. Les séances sont axées sur le jeu, le développement moteur. Les ateliers, parcours et jeux de balles sont prioritaires, afin de travailler de manière ludique, l’agilité et la motricité des petits. À partir de 7 ans, l’enfant commence à manier le fleuret.

L’escrime ne requiert pas de d’aptitudes physiques particulières. Une bonne technique de jeu et un esprit vif sont plus adaptés. Les bénéfices de l’escrime sont multiples tant sur le plan physique que psychologique ; La position latérale du tronc et les jambes fléchies apprennent l’équilibre. Les attaques nécessitent agilité, vitesse d’exécution et précision. Outre, les valeurs de respect et de self contrôle qu’il inculque, ce sport permet de développer la confiance en soi et envers les autres car l’escrime se joue aussi en équipe. Parents, à tester si votre enfant timide ou trop vif l’escrime participera à corriger une de ses facettes.

Les différentes armes

Emblématique de l’escrime, le fleuret (500 g - 110 cm) est l’arme la plus facile à manier pour les débutants et les enfants. La zone de touche ne concerne que le tronc.

L’épée (750 g - 110 cm) est beaucoup moins flexible que le fleuret. Sa zone de touche est l’intégralité du corps.

Le sabre (500 g – 105 cm) est la seule des trois armes pour laquelle la tranche de l’arme compte pour une touche sur le haut du corps excepté les mains.

Ou pratiquer l’escrime en Guadeloupe ?​​​​​​​

Pas moins de 8 clubs sont présents en Guadeloupe. Ils sont gérés par le comité régional d’escrime qui se charge de créer les évènements et les compétitions.

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