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Yannick Borel Un papa sur le toit du monde

Le sourire de Yannick Borel illumine régulièrement les podiums des compétitions d’escrime car il figure au rang des plus titrés du sport français. A 29 ans, ce sportif originaire de Pointe-à-Pitre est un homme comblé qui mène de front des séances d’entraînement intense et son rôle de papa de deux jeunes enfants.

Yannick Borel se confie sur son rôle de papa et son envie d’accroître sa moisson de médailles.

Déjà papa d’un petit garçon, vous avez eu le bonheur d’accueillir une petite fille en juillet 2017. Cette naissance est intervenue juste avant le stage de préparation à la compétition des championnats du monde. Comment avez-vous vécu cette folle période ?

Il est certain que la période s’annonçait compliquée car la naissance de ma fi lle était prévue pour fin juillet, pendant mon absence pour les championnats du monde. La gestion de ces deux évènements aux émotions intenses s’avérait complexe. Le fait qu’elle soit née le 5 juillet, soit 3 semaines plus tôt que la date prévue, m’a au moins permis d’être présent pour sa venue au monde et d’assister ma femme les premiers jours. Ensuite, ma belle-mère a pris le relais. J’ai pu ainsi déconnecter pendant la compétition et me concentrer sur mes objectifs.

Votre statut de sportif de haut niveau implique des déplacements aux quatre coins du monde, comment réussissez-vous à mener de front votre rôle de papa et le rythme des entraînements ?​​​​​​​

Je compartimente ma vie sportive et ma vie familiale pour éviter les interférences. Il est essentiel pour moi que ma femme adhère à mes projets et qu’elle soit compréhensive sur mes absences. La vie de sportif de haut niveau implique des sacrifices ; En exemple ; Mon fils est né le 5 septembre 2015 et je partais le 9 en Guyane ; Ensuite j’ai raté ses premiers pas car j’étais aux J.O. de Rio. J’ai dû me contenter d’une vidéo et de le voir marcher quelques jours plus tard quand il est venu me rejoindre avec sa maman au Brésil.

Quand vous êtes en famille, quel type de papa êtes-vous ?​​​​​​​

J’avoue que ma femme assure toutes les nuits car j’ai le sommeil lourd. Mais j’adore m’occuper de mes enfants ; Je les nourris, je suis présent à leur coucher. Je suis un papa cool mais je veux qu’ils m’écoutent. La vie en fratrie ne m’est pas étrangère car j’ai une sœur et un frère. Je tiens à ce qu’ils soient attentionnés l’un vers l’autre.

Votre paternité a-t-elle une influence sur la façon de gérer votre activité sportive et votre quotidien ?​​​​​​​

J’apprends à gérer au fil du temps. Mon fils est né 2015, année de ma première victoire en coupe du monde. En parallèle, je suis monté en puissance dans ma discipline. Le sport est important pour moi. Je prends beaucoup de plaisir à m’entraîner et à participer aux compétitions. Toutefois, voir mes enfants grandir et représenter un modèle en tant que papa reste ma priorité. Leur présence me fait prendre du recul et relativiser sur un éventuel échec.

Vous avez annoncé une longue phase de rééducation après votre opération du poignet. Quand pensez-vous reprendre l’entraînement ?

J’ai stoppé l’entrainement après les championnats du monde jusqu’à mi-septembre car j’ai été opéré le 28 août. J’ai repris l’escrime depuis peu de temps et je commence à retrouver ma masse musculaire au niveau du bras. Je devrais pouvoir reprendre la compétition en janvier. Je compte bien être présent aux J.O. de Tokyo en 2020 pour donner le meilleur de moi-même et ramener l’or.

Son palmarès
- Triple champion d’Europe en individuel 2016, 2017 & 2018
- Champion olympique par équipe à Rio en 2016
- Champion du monde par équipe 2011 et 2017
- Vice-champion par équipes 2012
- Champion du monde en individuel le 23 juillet 2018 en Chine malgré une blessure handicapante au poignet droit

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